Rendez-vous chez le gastro enterologue. Il est, comme tous les médecins de cet hopital à qui j'ai eu affaire, sympathique et ouvert. Le hic, c'est qu'il est prévu qu'il quitte l'hôpital et la région dans quelques semaines.

Il a eu le temps de discuter de mon cas avec le chirurgien, il sait donc que c'est pas vraiment la forme. Il m'explique les solutions possibles. Soit un drainage entre la collection et l'estomac par endoscopie. Soit la pose d'une "durite" entre le pancréas et l'intestin afin de favoriser l'écoulement dans ce sens. Ou une opération qui reste à définir car de la compétence du chirurgien.

Et comme je ne peux jamais rien faire de simple, ces solutions ne sont pas possible chez moi. La collection est trop éloignée de l'estomac pour être drainée par voie endoscopique, et avec le truc de la durite il y a des gros risques de pancréatite. Selon lui, il est nécessaire d'attendre que la situation évolue. Si le kyste grossit suffisament et se rapproche de l'estomac, un drainage endoscopie sera possible. Donc un nouveau rendez-vous est fixé pour le mois suivant. 

En attendant, mon état ne s'améliore pas, même si les 2 semaines de congés me font du bien au moral. J'ai de plus en plus mal et la fièvre est toujours là. Une semaine avant le RDV, je n'en peux plus. J'ai même du mal à rester debout. C'est la veille du 14 juillet. J'appelle le secrétariat du gastro enterologue pour lui demander si ça vaut le coup de passer aux "urgences". Malheureusement, il est absent pour quelques jours, et c'est donc la secrétaire qui me répond de voir avec mon médecin traitant. Celui-ci me dit d'attendre le rendez-vous. Vu le WE avec le jour ferié et l'absence du toubib qui me suit, je serai aussi bien à la maison. Evidement, il me met en arrêt, en m'ordonnant de ne pas bouger, et me prescrit de  l'acupan en systématique 4 fois par jour (avant je le prenais au besoin, vu les risques de dépendance possible). Si malgrés ça mon état empire encore, direction l'hopital sans passer par lui (il me rédige néanmoins un courrier à remettre aux "urgences").

Je passe les jours suivant en mode loque sur le canapé et le jour du RDV avec le gastro-enterologue arrive. Cette fois, beaucoup d'attente malheuresement. Je ne peux pas prendre l'anti douleur de 16h, et je le sens. Je commence à me décomposer sur ma chaise. Le toubib vient finalement me chercher. A peine salué , et toujours dans la salle d'attente, il me dit "oulà, ça va pas vous". Et moi qui suis du genre à répondre "ça va", même si ce n'est pas le cas, je confirme son impression. Il me gronde gentiment de ne pas être venue directement aux urgences. Enfin selon lui, là, ça devient urgent de faire quelque chose, mais quoi : le drainage endoscopique n'est toujours pas possible. Une opération, c'est vraiment en dernier recours. Reste le même drainage que précedement, mais en urgence cette fois. Il décide d'en discuter avec le chirurgien dès que celui-ci aura terminé l'opération en cours et demande à son service si il y a une place disponible tout de suite. Réponse négative donc je dois revenir le lendemain après-midi. Pour faire quoi ? Je le saurai à mon arrivée.