Après la mésaventure de la 1ere tentative de drainage, je revois mon chirurgien préféré. Pour lui, il faut recommencer, sous anesthésie générale. La date est fixée à fin mars, et c'est le même radiologue qui posera le drain (gloups).

Je vois l'anesthésiste quelques jours avant. C'est celui qui m'a anesthésié pendant la pancréatectomie caudale. Il me dit même se souvenir de moi (surtout grace à ses notes je présume, mais c'est pas grave), et que j'avais été une patiente modele pendant cette opération. Tant mieux, pour une fois que je ne me fais pas remarquer. Rien de bien particulier pendant cette consultation. Ah si, j'aurai droit aux cachets qui font planer la veille et le matin de l'opération. C'est une bonne nouvelle pour la grande anxieuse que je suis.

Grace à ces pillules magiques, c'est relativement sereine que je descends au bloc quelques jours plus tard. Un infirmier anesthésiste m'accueille. Il se présente (mais j'ai oublié son nom) et me dit qu'il restera à mes cotés tout le long de l'intervention. Tout d'abord, il doit me poser la perfusion. Pour ça, il me propose d'inhaler du gaz hilarant. Prête pour de nouvelles expériences, j'accepte. C'est marrant comme sensation, j'avais l'impression de léviter au dessus du brancard. Bon par contre on était pas vraiment synchro. Il a piqué avant que le gaz ne fasse effet. Dommage. L'anesthésiste arrive pour m'injecter l'anesthesiant. L'infirmier me met un masque sur le visage, m'explique tout ce que le medecin fait, et me demande de penser à quelque chose de sympathique, car ça m'aidera au reveil. Pas vraiment convaincue, je m'exécute. Ben en fait, son truc, ça a marché. Juste avant de me reveiller, j'étais à cheval sur la plage.

Les infirmières en salle de réveil sont vraiment fortes. J'ai à peine ouvert les yeux que l'une d'entre elle est à mon chevet et me demande si j'ai mal. Et oui, j'ai mal. Elle me passe donc une perfusion d'anti douleur. Ca va un poil mieux, j'arrive à penser de façon cohérente. Et je remarque que je n'ai pas de problèmes pour respirer. Ca me rassure. Une deuxieme infirmière vient me demander si j'ai toujours mal. Réponse posivive, donc elle m'injecte un 2eme antalgique. Le chirurgien vient me voir en salle de reveil. Il s'assure simplement que tout va bien (il n'a pas assisté à l'opération). C'est certainement pas grand chose, il n'est surement pas venu uniquement pour mes beaux yeux, mais j'ai trouvé ça très sympathique.

Je suis autorisée à quitter la salle de reveil, mais avant de retourner dans la chambre, il faut que je passe au scanner, pour s'assurer que tout est bien en place. Avant de partir, les deux infirmières viennent me voir. Elles me demandent avec un grand sourire laquelle des deux a été la plus efficace niveau antalgique.

Scanner, puis retour en chambre. A mon grand desespoire, je n'ai pas le droit de me lever avant une paire d'heure. Tant pis.

Après 6 jours à l'hôpital, le drain coule toujours. Le chirurgien décidé de me laisser sortir quand même. Le drain m'accompagnera. Chouette ! Tant pis je ferai avec.

Je sors donc le jeudi. Le lundi suivant, je me sens vraiment pas bien. Comme grippée. Et j'ai de la fièvre. Le rdv de contrôle avec le chirurgien etant fixé à jeudi, je vais voir mon médecin traitant pour être sûre de ne pas passer à côté de quelque chose. Il me rassure et me dit de surveiller. Si la fièvre monte plus, je dois aller en urgence à l'hôpital où je suis suivie. En attendant, prise de sang.

Le jeudi, le chirurgien fait une drôle de tête quand je lui parle de mon état. De plus les résultats de la prise de sang montrent des signes d'infection ou d'inflammation (les CRP sont à 130). Donc scanner de contrôle dans la journée et re-visite chez le chirurgien dans la foulée. Celui-ci me dit qu'il faut m'hospitaliser pour faire passer des antibios en intraveineuse. C'est reparti pour une semaine à l'hôpital ! Youpi ! Bon, au moins je suis traitée correctement et je reprend rapidement du poil de la bête.