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Je me suis donc faite opérer en janvier 2016.

 

Enfin, je revis ! Fini les hypoglycémies ! J'ai même réussi à perdre 25 kg sans faire de régime !

Et j'ai surtout commencé un gros tatouage sur le ventre, afin de masquer la cicatrice que je ne veux plus voir.

Bref tout va bien, je suis vraiment heureuse d'avoir repris une vie normale.

Mais évidement, ça ne pouvait pas durer.

 

Mi novembre 2016, je ressens une douleur et une gêne dans le ventre, au niveau du pancréas. Comme si j'avais une masse dans le ventre. Je file chez mon médecin traitant. Celui-ci me rassure et me dit que c'est surement musculaire (quelques jours avant j'ai pris pas mal de postures accrobatiques avec mon appareil photo). Il me prescrit des anti inflammatoires, mais me demande de revenir le voir si les douleurs ne sont pas disparues dans une semaine.

Bien entendu, je retourne le voir. J'ai toujours la même sensation désagréable dans le ventre. Du coup, c'est echographie et IRM.

Le rdv d'échographie a lieu rapidement. Et rien à signaler. Je commence à me dire que c'est dans la tête que ca se passe. Le médecin traitant a quand même insister pour que je fasse l'IRM. J'étais à deux doigts de l'annuler.

Je fait l'IRM quelques jours avant les fêtes de fin d'année. J'y vais vraiment sans conviction (ben oui, je me fais des idées, y'a rien du tout, je ne suis qu'une chochotte après tout). Et finalement, j'ai bien fait d'y aller. J'ai une collection pancréatique de 7 x 4 cm. C'est à dire que j'ai une sorte de kyste de liquide pancréatique au niveau de mon moignon pancreatique. Bref j'ai le pancréas qui fuit.

Mon médecin traitant me demande de prendre rdv avec le chirurgien. Ce rdv est fixé à tout début 2017. C'est bien, c'est rapide.

Le chirurgien me dit qu'il faut drainer la collection, car j'ai mal (même si ce n'ai pas de grosses douleurs) et surtout car si le liquide, qui est corrosif, se met en contact avec un vaisseau sanguin, ca risque de faire du dégat.

La solution qui m'est proposée pour le drainage, c'est de le faire en imagerie interventionnelle. Le radiologue mets en place le drain sous scanner. Et ca se fait sous anesthésie locale. Mais d'abord, il faut voir si c'est faisable dans mon cas. Donc rdv avec le fameux radiologue.

Il me fait une echographie, un scanner et me confirme que c'est bon. Le rdv est fixé à fin janvier, et je serai hospitalisée une semaine, le temps que le liquide s'écoule.

Le jour de "l'opération" arrive. C'est dommage, je n'ai pas eu droit au cocktail magique qui détend. Du coup c'est plutot stressée que j'arrive au scanner. L'infirmière qui assiste le radiologue me met en confiance. Je suis couchée sur le coté donc je ne vois pas grand chose à ce qui se passe. Le radiologue arrive, et m'explique que je dois, pour que la pose du drain se passe au mieux, respirer toujours de la même façon, et surtout ne pas bouger et arreter de respirer quand il me le dit. Bon OK, c'est parti.

Je suis tendue mais tout se passe bien, jusqu'à ce que je sente une importante douleur dans la poitrine. Pour moi le docteur a touché mon poumon. Je me mets à suffoquer. L'infirmière vient me voir et me dit de me calmer, que tout se passe bien. Comment ça ça se passe bien ? J'étouffe ! J'arrive plus à respirer. C'est pas possible, il faut qu'on arrete. Après un temps qui me parait interminable je supplie, en larme, le docteur d'enlever le drain. Il me répond que le drain est enlevé depuis un petit moment déjà, et me permet de me remettre sur le dos. A l'instant où j'entends ça, je respire beaucoup mieux. Je dois avoir la tension à 200, je pleure, mais je respire. Le docteur m'explique que j'ai fait une crise de panique, que du coup il a tout arrêté, car il lui faut un patient qui coopère pour cette intervention et il part, comme véxé. Sympas, moi j'ai juste envie de le mordre.

Retour en chambre. J'ai honte, j'ai horreur d'échouer. Chéri est étonné quand je lui raconte ce qu'il s'est passé. Il me dit, "mais pourtant tu es une dure au mal toi !". C'est rien mais ça me remonte un peu le moral. Je passe la nuit à l'hopital, puis retour maison.

Il faudra recommencer, mais sous anesthésie générale cette fois.