Je suis proche du dénouement, je vais me faire operer.

Je rencontre le chirurgien une 1ere fois en novembre 2015. Il connait mon dossier suite aux échanges qu'il a eu avec THE endocrinologue. Il regarde les images de l'IRM et m'explique comment il va gérer mon cas.

Je vais avoir droit à une laparotomie pour enlever le bout de pancréas où est situé la tumeur. C'est à dire qu'il va m'ouvrir le ventre, juste sous les côtes. Il ne veut pas faire de coelioscopie car il préfère sentir "la matière" sous ses doigts. Je serais hospitalisée entre 10 jours et 1 mois selon les complications post opératoires qui pourraient survenir. Il sera peut-être obligé de m'enlever la rate. Si c'est le cas, je devrai prendre des antibiotiques en continu pendant 2 ans pour éviter les infections bactériennes. Toujours à cause de la rate, il me demande de me faire vacciner contre la grippe et le pneumocoque avant l'opération. Et enfin, je risque de devenir diabetique si le pancreas qui reste n'arrive pas assurer correctement la production d'insuline ... (passé d'un excès à l'autre ca serait le comble).

Il me dit qu'il va encore discuter de mon cas avec des collègues, et qu'il me rappellera le lendemain pour fixer un nouveau rdv et me donner la date de l'intervention.

L'appel prévu le lendemain a en fait eu lieu une semaine après. Une semaine pendant laquelle j'étais accrochée à mon téléphone à attendre. J'ai bien tenter d'appeller, mais la secrétaire ne savait jamais quoi me dire. Je sais bien qu'il y a aucune raison pour ca, mais durant cette semaine j'étais méga stressée : je voulais savoir. Et en plus, mes hypoglycémies sont de plus en plus fréquentes et sévères. Je me demande si mon cerveau ne va pas finir par griller à force de convulser. Depuis quelques temps, mon reveil sonne toutes les nuit à 4h pour que je mange un bout de pain. Je suis lessivée.

Enfin, j'ai la date de l'opération. Ca sera le 20 janvier 2016.

Je revois le chirurgien pour les dernières questions et mises au point mi décembre 2015. Il m'explique à nouveau les risques et complications possibles. Il répond à mes intérogations : oui quand je me reveillerai j'aurai plein de tuyaux partout, oui je serai en soins intensifs, oui la douleur sera bien géré. D'ailleurs sur ce point il me dit qu'une péridurale sera mise en place, que c'est la facon la plus efficace de traiter la douleur.

Il me demande de prendre rendez vous avec l'anesthesiste. C'est bien comme ca je vais découvrir cet hopital qui va m'accueillir.

Le contact avec l'anesthesiste est très bon. Il explique bien, sans faire peur. Il me dit qu'il prévoit donc la pose d'une péridurale avant de m'endormir, et que l'anesthésie devrait durer environ 2h. Et il me confirme le passage de quelques jours aux soins intensifs.

Bon ben y'a plus qu'à patienter quelques jours. Je ne dors quasiment plus. je pleure facilement et je n'arrive plus me concentrer sur mon boulot. Heureusement mon médecin traitant me prescrit des somnifères (légers).

Je dois donc rentrer à l'hopital le 19 apres midi. C'est un mardi. Le vendredi 15, la secrétaire du chirurgien m'appelle pour me dire que l'intervention est repoussée au 22. Je sais bien qu'il ne faut pas tirer sur le messager. Je lui dis d'ailleurs et elle est aussi génée que moi. Pour moi c'est le coup de grace. Je fonds en larme dans les bras de mon chéri. Je voudrai que tout soit deja fini.

Je retourne chez mon médecin traitant. Et je me mets à pleurer dans son cabinet avant de pouvoir parler. C'est la premiere fois que ca m'arrive. Généralement je cache mes émotions. Mes nerfs lachent, il me met donc en arret de travail jusqu'au début de l'hospitalisation.