mario-docteur

A partir de début 2013, les malaises, toujours le matin au réveil, ont commencé à devenir plus fréquent. Ca m'inquietait bien sur, mais j'ai continué à fermer les yeux, de peur de savoir que j'avais quelque chose de grave (à ce moment là pour moi c'était toujours un problème au cerveau).

Un jour cheri en a eu marre et m'a "ordonné" d'aller voir le doc. Ca devait être en mai 2013. Consciente que c'était la meilleure chose à faire, j'y suis allée.

C'etait le remplaçant qui consultait ce jour la. Je lui explique mon problème, il regarde mon dossier et me suggère de retourner voir un neurologue. Il était pour moi hors de question de retourner voir celui vu en 2011, il m'adresse donc à un autre. Le rendez vous avec ce neurologue est fixé pour juillet 2013.

Le 23 juin 2013, veille de départ en vacances, je fais un nouveau malaise. Mais cette fois il ne se termine pas vraiment bien. En mode zombie, ou somnambule, bref avec le cerveau complètement déconnecté, je me lève et je descends ..... à la cave...(me demandez pas pourquoi, absolument aucune idée, je ne me souviens même pas l'avoir fait). Je pense que j'ai loupé une marche et devallé tout l'escalier en mode cascade pas bien gérée. Alerté par le bruit alors qu'il dormait encore, cheri vient me ramasser. Je me lève apparament entière et il m'accompagne et m'installe sur le canapé, en attendant que je me "réveille". 

Ce que je fais quelques minutes plus tard. Je bouge légèrement pour m'installer correctement et aïe, une douleur assez importante à l'épaule. Je n'arrive plus à lever le bras plus haut que l'épaule. Bon apparament y a quelques chose qui va pas, donc direction les urgences. Verdict : clavicule cassée. Et je n'ai pas parlé des circonstances de l'accident au medecin qui m'a vu...

Les vacances passées (oui on est quand même parti et c'etait de très bonnes vacances), vient le rdv chez le neurologue. Un bon point, celui ci est beaucoup plus à l'écoute que le précedent. Il consulte mon dossier, me questionne et me dit qu'il y a des chances que je souffre de narcolepsie et mes malaises seraient en fait du somnanbulisme. Il me donne un traitement pour voir si les malaises se reproduisent et me fixe un autre rdv pour voir l'évolution et me faire un EEG.

Je sors de là satisfaite, j'ai enfin un nom sur ma maladie (même si ca ne sera pas la bonne) et une chance de "guerison" (c'est beau de rever).

Mais évidement, le traitement ne fonctionne pas. Au rdv suivant le neurologue me demande donc de l'arrêter. Comme l'EEG est normal, il me laisse partir avec finalement autant de questions qu'avant ma 1ere visite.

Retour à la case départ, sauf que les malaises sont de plus en plus fréquents.

Un samedi matin de septembre 2013, nouveau malaise, sauf que cette fois, en plus je me mets à convulser. Paniqué chéri appelle les pompiers. Ils arrivent 15 minutes après et me trouvent assise sur le canapé, tout à fait conciente et cohérente. La décision est prise de m'amener quand même aux urgences.

Arrivée sur place, sur mes pieds, l'infirmier à l'accueil me demande vu le monde et vu mon état manifestemant pas alarmant, de patienter en salle d'attente. Avant de m'y conduire, il me pique au bout du doigt pour mesurer mon taux de sucre dans le sang (une dextro, la même chose que font les diabetiques pour surveiller leur glycémie). Je ne me souviens plus du résultat, mais l'infirmier est devenu blanc, m'a montré un brancard et m'a dit "couchez vous là tout de suite". Et je suis emmenée en salle de déchocage, branchée à plusieurs machines de surveillance et avec une perfusion de glucose dans le bras.

Le médecin vient me voir m'explique que les convulsions sont dues à l'hypoglycémie. Je lui explique alors les malaises que je fais depuis maintenant 2 ans et elle me dit que ca peut très bien venir de l'hypoglycémie. Elle me conseille de voir rapidement un endocrinologue.

Et voila, grace à ce medecin des urgences dont je ne sais même pas le nom, je sais de quoi je souffre, même si il faut encore le confirmer.

MERCI DOCTEUR